Nous présentons ci-dessous les axes de recherche du groupe EICOS, les noms des coordinateurs ainsi que ceux des enseignants, par ordre alphabétique international (nom de famille).

Axe 1
Écologie sociale, communautés et développement durable

Coordinatrice : L’axe n’a pas de coordinateur/trice pour le moment
Equipe

Tania Maria de Freitas Barros Maciel
– Retraitée
Marta de Araújo Pinheiro
Frederico Augusto Tavares Junior

L’équipe de chercheurs s’inspire de la psychosociologie et de l’écologie sociale dans une idée d’interdisciplinarité, tout en accordant une grande place aux disciplines qui composent le champ émergent des Humanités environnementales. Les recherches qui sont menées abordent les dilemmes contemporains des relations entre société, culture et nature, en transcendant les différentes oppositions qui peuvent être établies. Dans cette perspective sont traitées les défis du développement durable et des compromis que celui-ci implique, la question de l’inclusion sociale et de la construction de la citoyenneté. L’écologie est abordée comme une composition de subjectivités. Cette orientation, ancrée dans les dynamiques socio-environnementales et communicatives des communautés cherche à la fois à interpréter les subjectivités impliquées dans la lecture de la nature, comme à les transformer. Sont pris en compte les imaginaires, les identités et les réprésentations du monde dans l’étude des différentes dynamiques locales, des relations locales-globales et des politiques publiques. Les réflexions associent le débat critique sur l’interdisciplinarité comme une voie contemporaine pour la production de connaissances, la reconnaissance de la crise civilisationnelle et la nécessité de solutions pour l’affronter. EICOS conduit des recherches sur les imaginaires et les conflits dans la relation société-nature, les projets post-catastrophes, l’écoféminisme, les expériences du monde commun dans la transition écologique, la consommation et le marketing environnemental. Relativement au champ du développement durable, les recherches sont orientées vers la responsabilité socio-environnementale, l’inclusion sociale, le tourisme et la culture, l’éducation et la communication. En ce qui concerne les politiques publiques, qui articulent les thèmes antérieurs, sont menées des études sur le développement local, la gestion socio-ambiantale participative et les conflits socio-ambiantaux, la gouvernance, la biodiversité, en plus de d’autres thèmes connexes. Cet axe de recherche adopte l’épistémologie de la complexité, d’orientation phénoménologique, de même que les épistémologies critiques contemporaines. De point de vue méthodologique, sont privilégiées la recherche action et la recherche communautaire, les analyse de discours et les pratiques d’évaluation de l’environnement en plus de l’éthnographie. Les techniques et les stratégies participatives sont également plébiscitées ainsi que le développement de technologies sociales.

Axe II
Psychosociologie critique, communauté et réseaux

Coordinatrice: Mohammed Elhajji
Équipe:
Regina Helena Freitas Campos
Milton Nunes Campos
Monica Machado Cardoso
Samira Lima da Costa
Luciene Alvez Miguez Naiff

L’objectif de ce groupe de recherche est de comprendre les processus psychosociaux qui sont impliqués dans la construction des connaissances ainsi que les différentes pratiques des groupes et des communautés, médiatisées par des réseaux informels, formels et socio-techniques.

De nature interdisciplinaires et orientées vers la compréhension des cultures communautaires, inscrites dans l’aire du Processus groupaux et Communication, les recherches s’inspirent de la philosophie, de l’histoire, de l’anthropologie et de la pédagogie comme des approches psychosociologiques, dans le respect des dynamiques discursives et des narrations communautaires. Les travaux conduits ici se focalisent sur les sociabilités et les politiques qui émergent dans la vie quotidienne contemporaine, sur les études de médiation discusive globale et locale, ainsi que sur les problématiques multiculturelles telles que la mémoire sociale, les occupations et les ruptures, les exclusions sociales et les droits humains des différentes générations humaines (adolescence, jeunesse, etc) et des populations spécifiques (migrants, communautés traditionelles/natives etc.) dans la Contemporaneité. Les questions d’identité communautaire sur les lieux de vies (travail, santé, éducation, etc.), leur constitution (genre, race/ethnie, génération, conditions socio-économiques, etc.) et ses modes de manifestation culturelle et politique sont également abordées.  

Les épistémologies critiques, fondées dans le champ de la culture et de la communication, dans lesquelles s’interpénètrent la sphère subjective, l’espace public du système socio-politico-économique et les médiations psychosociologiques qui rendent possible l’intersubjectivité, sont privilégiées. Quant à la méthodologique, ce sont les techniques et stratégies de recherche de prédominance qualitative et discursive, comme l’éthnographie présentielle et virtuelle, les analyses logico-argumentatives et les réthoriques de réseaux multi-médias, l’histoire orale, les études de cas quali-quanti, les démarches de recherche-action et les autres méthdologies participatives et collaboratives.

Axe III
Psychosociologie de la santé et des communautés

Coordinateur : Emerson Elias Merhy
Équipe
Kathleen Teresa da Cruz
Maria Paula Cerqueira Gomes
Maria Cecilia de Mello e Souza– Retraitée
Beatriz Akemi Takeiti

Les travaux de recherche menés par les chercheurs de l’équipe ont pour objectif la compréhension des processus psychosociaux de la santé et du soin dans les pratiques de groupes, des communautés et des réseaux, à travers les interactions et les partages d’expériences, pour la production de connaissances de soi et des autres. Dans ce sens, sont articulés les processus inter et transdisciplinaires de santé humaine et communautaire, incluant les réseaux de soin centrés sur les individus, qui contribuent par la psychologie sociale de groupe et la communication, au développement intérieur apporté par les échanges narratifs. Les recherches concernent les transformations sociales opérées dans les groupes et les communautés, dans l’idée de “faire émerger” des sociabilités critiques, capables de produire des réflexions stimulantes et de nouvelles politiques de développement psychosocial, de soin et d’insertion consciente des subjectivités dans le quotidien contemporain. Les travaux de l’équipe de chercheurs explorent également la formation des collectifs de transformation intérieure (méditation, découverte de soi et des autres, interdépendances entre la nature et la culture) ; communautaire (processus affirmatifs de renforcement des identités d’un côté, et de nouveaux désirs/devenirs de subjectivation de l’autre), institutionnel (agencement des individualités dans le travail socioculturel et éducationnel en santé) et politique (processus micropolitiques du quotidien et production de réseaux vivants existentiels).

Au sein de ce groupe de recherche, les épistémologies critiques et post-structuralistes contemporaines sont privilégiées. Du point de vue méthodologique, ce sont les techniques et les stratégies propres à l’anthropologie comme les méthodes ethnographiques et l’observation participante, les narrations orales, ainsi que les apports de la généalogie, de l’archéologie et de la cartographie des émotions qui sont mis en avant.

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